
Examen approfondi avec Emma Docherty

Emma Docherty
Emma est une vice-présidente associée et membre clé de l’équipe d’études d’impact et obtention de permis d’AECOM au Canada
Notre série Examen approfond met en vedette nos experts techniques, qui vous offrent un regard privilégié sur la façon dont nous relevons des défis d’infrastructure complexes pour nos clients partout dans le monde. Cette semaine, nous mettons l’accent sur Emma Docherty et sur la manière dont son travail sur de grands projets routiers et des programmes d’infrastructure contribue à la réalisation d’infrastructures de transport résilientes et performantes en Ontario.
À titre de vice-présidente associée et membre clé de l’équipe d’études d’impact et obtention de permis d’AECOM au Canada, Emma dirige la planification environnementale, les processus d’obtention de permis et les activités de mobilisation pour des programmes de transport complexes en Ontario. Forte de plus de 20 ans d’expérience, elle intègre les exigences environnementales à la stratégie liée aux programmes, de la planification à l’approvisionnement, en passant par la conception, l’exécution et la clôture, afin d’assurer la conformité et le respect des échéanciers, tout en maintenant la confiance des parties prenantes.
Parlez-nous d’un projet qui a eu une incidence sur votre carrière ou qui en a été le point culminant. En quoi permet-il d’offrir un monde meilleur?
Atteindre l’excellence dans le cadre des programmes routiers
Pour moi, les projets routiers se caractérisent généralement par des échéanciers serrés, des conceptions en constante évolution, des modèles de prestation de services diversifiés et des exigences réglementaires multiples, le tout dans des contextes publics très visibles. Un projet marquant de ma carrière est l’élargissement et le prolongement de l’autoroute 427 jusqu’à Vaughan, en Ontario, où AECOM agissait à titre d’ingénieur du propriétaire pour le ministère des Transports de l’Ontario. Il s’agissait d’un programme de type conception-construction-financement exigeant le respect rigoureux de milliers d’exigences environnementales et contractuelles, tout en faisant progresser la prestation de services pour répondre à la croissance régionale. Dans le cadre de ce projet, j’ai travaillé en étroite collaboration avec le client et l’entrepreneur afin d’harmoniser la performance environnementale avec la constructibilité et la certitude quant aux échéanciers.
Dès la phase de conception préliminaire, notre équipe a adopté une approche proactive afin d’obtenir les autorisations réglementaires requises en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) et de la Loi sur les pêches. Lors des études de terrain, quatre espèces de chauves-souris ont été identifiées. Parallèlement, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF) a élaboré de nouveaux protocoles pour ces espèces et leurs habitats, les désignant comme étant en péril et exigeant que le projet fasse l’objet d’un processus complet d’obtention de permis. Ce projet a été le premier à être assujetti à ce nouveau cadre, ce qui a entraîné des niveaux accrus d’examen et de surveillance tout au long du processus.
Afin de respecter l’échéancier du projet, nous avons obtenu les autorisations avant même l’élaboration de la conception détaillée. En misant sur notre compréhension du processus d’obtention de permis et sur nos solides relations avec les principales parties prenantes et les organismes de réglementation, nous avons facilité l’obtention d’autorisations anticipées. Grâce à des échanges constants et efficaces avec le MRNF, nous avons utilisé la conception de référence pour cerner les risques et confirmer les exigences en matière de suivi, d’atténuation et de reddition de comptes.
Il s’agissait d’un programme de type conception-construction-financement exigeant le respect rigoureux de milliers d’exigences environnementales et contractuelles, tout en faisant progresser la prestation de services pour répondre à la croissance régionale
Quel a été le principal défi auquel votre équipe ou vous-même avez été confrontées en travaillant sur ce projet? Comment l’avez-vous surmonté?
Transformer les risques liés à l’environnement en levier de réussite
Une fois la phase de conception terminée, j’ai réintégré le programme de l’autoroute 427 en cours de construction et j’ai été rapidement plongée dans un cadre réglementaire complexe. J’y ai soutenu l’équipe dans la gestion des risques environnementaux et assuré le suivi de la conformité tout au long des phases de planification, d’élaboration de la conception, d’exécution et de clôture.
Mon rôle allait au-delà de la simple assurance de la conformité : il fallait veiller à ce que les considérations environnementales soutiennent activement la stratégie liée au programme, la certitude quant aux échéanciers et à la prise de décision. Les grands projets autoroutiers amènent souvent un défi : éviter que les exigences environnementales ne deviennent des obstacles à l’avancement. Sur le projet de l’autoroute 427, j’ai collaboré avec le client et la direction du projet pour transformer les obligations en matière d’environnement et d’obtention de permis en mesures concrètes pour l’entrepreneur, adaptées à l’évolution de la conception et aux pressions liées aux échéanciers. Comme en phase de conception, en établissant clairement les liens entre les risques environnementaux, les échéanciers et les coûts, nous avons pu prendre des décisions éclairées à des moments charnières, permettant à l’équipe de maintenir la conformité tout en soutenant le rythme d’exécution.
La réussite du projet reposait sur la détermination précoce des risques et une étroite coordination entre la stratégie liée au programme, la planification, la conception et l’exécution. Les échanges constants avec les organismes de réglementation, les communautés autochtones et les parties prenantes ont été également essentiels. Plutôt que de traiter l’environnement comme un élément isolé, nous l’avons intégré au cadre décisionnel du programme, en appuyant les équipes du client et de l’entrepreneur grâce à des conseils en temps réel fondés sur les risques, afin d’équilibrer constructibilité, conformité et responsabilité.
L’un des principaux défis du programme de l’autoroute 427 concernait ses différentes composantes : l’élargissement, le prolongement et les ajustements aux infrastructures municipales, comme la modification du tracé des routes locales. Pour assurer la conformité à la LEP, AECOM a supervisé l’élaboration et la mise en œuvre de calendriers de plantation adaptés pour la compensation d’habitats, de manière à concilier les échéanciers de construction et les exigences propres aux espèces. Nous avons également simplifié des processus de reddition de comptes fragmentés en regroupant plusieurs sources de données au sein d’un processus consolidé. Tout au long des travaux de construction, notre équipe a effectué des inspections visuelles fréquentes et fourni des directives en temps réel, permettant au projet de s’ajuster rapidement et d’assurer avec succès la restauration d’habitats fragiles, tout en respectant les exigences en matière d’obtention de permis.
Des résultats optimisés pour des infrastructures routières complexes
Les nouvelles autoroutes et les prolongements d’autoroutes existantes sont essentiels à la mobilité régionale, à la sécurité et à la croissance économique. Pour moi, permettre de meilleures infrastructures autoroutières, c’est construire de façon responsable en protégeant les composantes environnementales, en maintenant la confiance du public, en respectant les intérêts des collectivités et en assurant une mobilisation véritablement significative des communautés autochtones, tout en répondant à des besoins urgents en transport.
Dans le cadre du projet de l’autoroute 427 et d’autres grands programmes autoroutiers en Ontario auxquels j’ai contribué, notamment la voie de contournement de Bradford et les corridors de l’autoroute 413, j’ai aidé les clients à s’y retrouver dans des environnements réglementaires complexes et en constante évolution, tout en faisant progresser des projets d’infrastructures conformes, réalisables et résilientes. En intégrant les considérations environnementales dès le départ dans la stratégie, nous faisons en sorte que les programmes soient une réussite dans un contexte marqué par l’évolution de la législation, une surveillance accrue et des échéanciers accélérés.
La réussite du projet reposait sur la détermination précoce des risques et une étroite coordination entre la stratégie liée au programme, la planification, la conception et l’exécution. Plutôt que de traiter l’environnement comme un élément isolé, nous l’avons intégré au cadre décisionnel du programme, en appuyant les équipes du client et de l’entrepreneur grâce à des conseils en temps réel fondés sur les risques, afin d’équilibrer constructibilité, conformité et responsabilité.
Comment cette expérience a-t-elle influencé votre approche du travail futur et développé votre carrière au sein d’AECOM?
Le projet d’élargissement et de prolongement de l’autoroute 427 a profondément influencé ma façon d’aborder les mandats futurs, en renforçant l’importance d’intégrer dès le départ les considérations environnementales, sociales et de constructibilité à la stratégie et à la planification des programmes, plutôt que de les ajouter ultérieurement. Ce projet m’a permis de renforcer ma capacité à intégrer les exigences environnementales aux cadres décisionnels, à établir des liens entre les risques, les échéanciers et les coûts, et à privilégier une approche d’exécution de projets axée sur les relations avec les organismes, les parties prenantes, les partenaires autochtones et les entrepreneurs.
Il a également consolidé mon rôle de conseillère de confiance dans le cadre de grands programmes de diversification des modes de prestation dans le domaine du transport, ainsi que de responsable et mentore auprès d’équipes appelées à gérer des processus d’approbation complexes impliquant de multiples parties. À mesure que les programmes de transport gagnent en envergure et en complexité, avec des échéanciers serrés et une forte visibilité publique, il est essentiel pour moi de continuer à partager et à appliquer ces apprentissages comme pratiques exemplaires dans mes interventions sur des projets majeurs d’infrastructures autoroutières et de transport collectif.
Le projet d’élargissement et de prolongement de l’autoroute 427 m’a permis de renforcer ma capacité à intégrer les exigences environnementales aux cadres décisionnels, à établir des liens entre les risques, les échéanciers et les coûts, et à privilégier une approche d’exécution de projets axée sur les relations avec les organismes, les parties prenantes, les partenaires autochtones et les entrepreneurs.
Pleins feux en vedette
Pleins feux sur les employés :
Voici Natalie Wilson
Natalie est la responsable de secteur de marché pour l’Ouest du Canada et ingénieure de procédés.
Pleins feux sur les employés :
Voici Anastasia Squirrel
Anastasia est une technologue en génie civil qui travaille dans le domaine de la consultation des Autochtones au Canada.
Pleins feux sur les employés :
Voici Ryan King
Ryan est le responsable du segment de marché pour les communautés nordiques et autochtones du secteur d’affaires eau pour la région Canada.
