
Pleins feux sur les employés : Voici Mario Turgeon

Mario Turgeon
Mario est un spécialiste des groupes turbine-alternateur hydrauliques de notre secteur d’affaires eau au Canada.
Notre séries Pleins feux sur les employés vous donne un aperçu de nos experts techniques à travers le pays. Cette semaine, nous vous présentons un spécialiste des groupes turbine-alternateur hydrauliques de notre secteur d’affaires eau au Canada et vous donnons un aperçu de son inspiration et de son travail.
Mario Turgeon est ingénieur mécanique spécialisé dans les groupes turbine-alternateur hydrauliques. Possédant plus de 32 années d’expérience – y compris plus de 18 années au sein d’AECOM –, il a participé à un large éventail de projets hydroélectriques, que ce soit de nouveaux aménagements ou encore des réfections de groupes. Son expérience, acquise lors de projets réalisés au Canada, aux États‑Unis, en Amérique du Sud et en Afrique, couvre divers types de turbines et s’étend de petites installations hydroélectriques à de grandes centrales conventionnelles et à réserve pompée.
Qu’est-ce qui vous a inspiré à travailler dans ce domaine?
Ma première véritable rencontre avec l’hydroélectricité s’est faite dans le cadre d’un emploi d’été après ma première année d’université. Je travaillais alors comme guide à Shawinigan 2, une centrale construite au début du 20e siècle. À cette époque, Shawinigan était le plus grand site hydroélectrique au Québec, ce qui lui a valu le surnom de « Niagara de l’Est ». Cet emploi d’été était une occasion rêvée. En plus d’apprendre comment les groupes turbine-alternateur transforment l’énergie potentielle de l’eau en électricité, il a suscité chez moi un intérêt durable pour la riche histoire de l’hydroélectricité.
Au début de ma carrière, j’ai eu l’occasion de travailler chez GE Hydro, l’un des plus importants fabricants de turbines hydrauliques. Cet emploi a marqué le début d’une longue carrière dans le domaine de l’hydroélectricité. Après avoir travaillé comme ingénieur de conception, puis comme leader technique au sein de l’équipe d’ingénierie Turbine, je me suis joint au groupe RSW, une firme d’ingénieurs-conseils devenue par la suite AECOM. Ce changement m’a permis de travailler sur une grande variété de mandats et de projets dans le secteur de l’hydroélectricité, et de collaborer plus étroitement avec les clients et des équipes pluridisciplinaires.
Tous les projets hydroélectriques sont uniques. Ils sont non seulement façonnés par l’hydrologie et les conditions du site, mais aussi par les gens qui y participent. C’est ce qui rend ce domaine aussi passionnant : on y apprend toujours quelque chose, peu importe son niveau d’expérience.
Tous les projets hydroélectriques sont uniques. Ils sont non seulement façonnés par l’hydrologie et les conditions du site, mais également par les gens qui y participent. C’est ce qui rend ce domaine aussi passionnant : on y apprend toujours quelque chose, peu importe son niveau d’expérience.
Sur quel projet d’AECOM avez-vous le plus aimé travailler? Pourquoi?
L’un de mes projets préférés a été Rusumo Falls, une centrale hydroélectrique de 80 mégawatts détenue conjointement par le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi. J’ai commencé à travailler sur ce projet en 2014, à l’étape de préparation d’un rapport de conception et de l’élaboration des documents d’appel d’offres. Au cours des années suivantes, j’ai pris part à toutes les étapes du projet, y compris l’évaluation des offres, les essais modèles turbine en laboratoire, les revues de conception, le suivi de la fabrication, l’installation et, finalement, la mise en service. De participer à un projet du concept initiale jusqu’à la mise en service a été une expérience véritablement enrichissante.
Le projet revêt également une importance particulière pour moi. Au début des années 1990, alors étudiant en génie mécanique, j’ai fait un stage à titre d’enseignant en informatique à l’Université Nationale du Rwanda. À cette époque, les pannes de réseau étaient monnaie courante. Je n’aurais jamais pu imaginer que plus de 20 ans plus tard, je participerais activement à un projet qui renforce l’approvisionnement en électricité au Rwanda et soutient le développement régional.
Je n’aurais jamais pu imaginer que plus de 20 ans plus tard, je participerais activement à un projet qui renforce l’approvisionnement en électricité au Rwanda et soutient le développement régional.


Expliquez-nous en quoi votre travail a des retombées positives sur la collectivité.
Nous avons récemment terminé le projet de Jiji-Mulembwe au Burundi. Le projet comporte deux centrales hydroélectriques au fil de l’eau, inaugurées en 2025, avec une puissance installée combinée de 49,5 mégawatts. Ce seul projet a permis d’accroître la production d’électricité du Burundi d’environ 25 %, ce qui réduit considérablement la dépendance du pays aux importations de combustibles fossiles. Ces deux centrales améliorent grandement la fiabilité du réseau, tout en fournissant de l’énergie propre et renouvelable aux collectivités, aux entreprises et aux services essentiels. J’étais fier de participer à un projet qui soutient directement la sécurité énergétique et le développement à long terme du Burundi.
J’ai beaucoup apprécié collaborer avec des professionnels ayant un bagage culturel et technique varié, et travailler avec eux à atteindre un objectif commun : construire une infrastructure essentielle qui aura des retombées durables pour la population.
Ces deux centrales améliorent grandement la fiabilité du réseau, tout en fournissant de l’énergie propre et renouvelable aux collectivités, aux entreprises et aux services essentiels.
Partagez un conseil professionnel.
Aucun projet hydroélectrique ne peut être réalisé par une seule personne. La réussite dépend de la collaboration de personnes aux compétences variées, travaillant ensemble à atteindre un objectif commun. Tout au long de ma carrière, j’ai appris que pour obtenir de meilleurs résultats – autant pour le projet que pour les personnes impliquées – il est important d’écouter les autres et de s’entraider entre collègues. Lorsqu’une équipe est unie et travaille ensemble, les contributions individuelles ont une incidence beaucoup plus importante, et c’est cette réussite collective qui fait véritablement avancer les projets.
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